Membres du Christ, et membres les uns des autres !

Fête du Corps et du Sang du Christ - 14 juin 2009
dimanche 14 juin 2009
par Vince
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St Paul prend la comparaison du corps, aujourd’hui nous fêtons la fête du corps et du sang du Christ. Samedi soir, 5 jeunes communiaient pour la 1re fois. Dimanche à Saint-Jean, à Notre-Dame de liesse, à Sainte Louise, des enfants de 6es ont fait leur profession de foi, se sentent capables de dire en ‘‘qui’’ ile croient, et comment ils vivent leur foi.

Lecture

Frères, prenons une comparaison : notre corps forme un tout, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps. Il en est ainsi pour le Christ. Le corps humain se compose de plusieurs membres, et non pas d’un seul. Le pied aura beau dire : « Je ne suis pas la main, donc je ne fais pas partie du corps », il fait toujours partie du corps. Si, dans le corps, il n’y avait que les yeux, comment pourrait-on entendre ? S’il n’y avait que les oreilles, comment pourrait-on sentir les odeurs ? Mais, dans le corps, Dieu a disposé les différents membres comme il l’a voulu. Il y a donc à la fois plusieurs membres, et un seul corps. L’œil ne peut pas dire à la main : « Je n’ai pas besoin de toi » ; la tête ne peut pas dire aux pieds : « Je n’ai pas besoin de vous ». Si un membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est à l’honneur, tous partagent sa joie. Or, vous êtes le corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes les membres de ce corps. Parmi ceux que Dieu a placés ainsi dans l’Église, il y a premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement ceux qui sont chargés d’enseigner, puis ceux qui font des miracles, ceux qui ont le don de guérir, ceux qui ont la charge d’assister leurs frères ou de les guider, ceux qui disent des paroles mystérieuses. Tout le monde évidemment n’est pas apôtre, tout le monde n’est pas prophète, ni chargé d’enseigner ; tout le monde n’a pas à faire des miracles, à guérir, à dire des paroles mystérieuses, ou à les interpréter. Parmi les dons de Dieu, vous cherchez à obtenir ce qu’il y a de meilleur.

1re lettre de Paul aux Corinthiens 12, 12...31


Qu’est-ce que c’est qu’un corps ?

Dans les vitrines des magasins nous apercevons des mannequins avec de beaux vêtements, blousons… à cause de ces mannequins nous avons envie d’acheter une chemise, un sweater, un bandana…

mais ces mannequins sont sans vie, inanimés.

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Parfois ces mannequins, dans les vitrines, on les trouve disloqués, un bras par-ci, une jambe par-là, le torse ailleurs. Et quand je les vois, je pense à ce que nous sommes parfois, à la vie dans nos cités, quartiers :

  • à la fois à un corps inanimé, sans vie, sans souffle, sans dynamisme.
  • ou un corps désarticulé : une main par-ci, un pied par là, un torse seul dans son coin...

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  • La main toujours crispée qui veut garder, ou alors désigner avec mépris, ou même déchirer et diviser.
  • Le bras qui retient, qui se ferme et enferme, qui emprisonne et garde pour lui.
  • Le pied, toujours prêt à frapper, à la violence ou alors à tourner les talons et à se sauver
  • La jambe qui part toute seule de son côté, qui s’écarte des autres et de leur chemin
  • L’oreille, toujours sélective, à choisir que ce qui l’intéresse sans écouter, qui déforme la vérité.
  • Le nez, ne se sent jamais à l’aise avec les autres, ne sent pas ce que les autres attendent, ont besoin
  • La bouche qui dénigre, critique sans cesse, qui étiquette, classe, se valorise et méprise les autres.
  • L’œil qui se regarde, se contemple, l’œil hypocrite, voit la paille dans l’œil de l’autre sans voir sa poutre
  • Le torse qui se bombe d’orgueil, qui ne respire que mépris, haine, ou rancœur !
  • Le cœur qui bat à son rythme ‘‘perso’’, cœur fermé, coeur blindé, cœur endurci ou cœur de pierre !

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Parfois une main, fière d’être seule, passe son temps à critiquer le bras, la jambe, le torse ou même la tête… Elle se croit importante toute seule, … mais... elle n’est rien sans le corps.

Mercredi dans les informations nous apprenions la greffe exceptionnelle de quelqu’un dont les 2 mains avaient été sectionnées lors d’un accident. Une greffe pour sauver une des 2 mains : les doigts d’une des mains ont été greffés sur l’autre main détruite. Belle image de l’unité du corps où un membre se sacrifie pour sauver l’autre.

Ce n’est plus un corps disloqué mais un corps unifié qui survit, un corps solidaire, un corps fraternel.

Si dans nos communautés, nous n’écoutons pas, si rien ne nous touche…, nous apparaissons alors comme une grosse organisation sans souffle, et sans dynamisme.

Nous sommes le Corps du Christ !?!?

Somme-nous simplement un mannequin ?

  • Sommes-nous seulement un corps disloqué ?
  • Sommes-nous un morceau de corps en concurrence avec les autres ?
  • Sommes-nous un corps qui au lieu d’épauler le membre malade, s’en désolidarise… ?
  • Sommes-nous un corps qui ironise et méprise les autres membres ?

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Alors le corps se disloque ! Nous sommes un grand corps bien malade !

Quand nous parlons du corps, à quoi pensons-nous ?

Corps que nous découvrons à l’enfance, puis à l’adolescence, à la maturité de l’âge adulte. Nous réalisons des exploits pour essayer de repousser nos limites, faire de nouveaux ‘‘Pakour’’, des prodiges en skate, en compétition perpétuelle pour aller plus loin, plus vite, plus fort, vers le scoop !

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Il y a aussi ceux qui découvrent leur corps dans un handicap, une grave maladie. Ceux qui découvrent leur corps réduit en mobilité, en autonomie. Nous sommes ce corps-là !

Dernièrement, lors de l’accident de l’Airbus A330, nous cherchions à tout prix à retrouver les corps disparus, car le corps est important : nous pouvons reconnaître les personnes grâce à leur corps.

Découvrir la communion

Des jeunes découvrent leur corps dans la relation aux autres, et puis à une autre ou un autre, corps qui se découvrent neufs, rajeunis dans l’amour, corps qui s’unissent, découvrent la communion.

Ils ont l’impression ensemble de devenir quelqu’un d’autre : un couple, une famille… Une famille unie qui se fonde, surmontant les obstacles, loin d’être un corps disloqué, dit quelque chose de Dieu.

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Quels mots disent ce lien qui uni tous les membres d’un corps ?

Sommes-nous reliés, greffés, branchés, connectés... ?

Greffons-nous sur le Christ qui est le cœur et la tête, laissons-nous habiter par son Esprit qui rassemble les membres du corps inanimé, disloqué !

L’Esprit du Père et Fils, lui seul peut animer le corps et lui donner son souffle, son dynamisme !

Alors le corps prend forme, prend vie ; avec…

  • La main qui salue, qui soutient et entraîne, qui reçoit et qui donne sans compter.
  • Les bras qui s’écartent et enlacent pour consoler, bras qui se tendent pour prier.
  • Le pied bien posé à terre, solide et bien enraciné dans son quartier, dans sa ville, dans sa paroisse
  • La jambe qui toujours avance, se déplace, marche vers les autres, qui marche « avec » les autres.
  • L’oreille tendue, attentive aux détresses et aux souffrances, oreille qui sait bien écouter.
  • Le nez qui sent et ressent la peine de ceux qui souffrent, et nez qui respire la joie, la paix.
  • La bouche qui s’exprime, qui dialogue, qui embrasse, et chante les merveilles de Dieu.

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  • L’œil qui sait voir l’invisible, ce qui germe et va grandir, et qui sait s’émerveiller.
  • Le torse qui est fort dans les épreuves, courageux et audacieux, le torse qui se tend pour danser.
  • Le cœur qui s’ouvre avec simplicité, qui apprend à aimer, toujours prêt à se donner et à pardonner.

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Nous nous appartenons les uns aux autres

Loin de nos concurrence et jalousies, laissons-nous habiter par l’Esprit qui nous fait découvrir que nous sommes membres du Christ, et membres les uns des autres ! Je suis le corps de mon frère, de ma sœur, de mon voisin, du migrant, du mendiant, du souffrant, de cet enfant.

Nous somme le Corps du Christ ! Cela signifie que non seulement que nous appartenons à Christ, mais aussi que nous nous appartenons les uns aux autres.

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"Nous sommes le Corps du Christ,

chacun de nous est un membre de ce Corps,

chacun de nous reçoit la grâce de l’Esprit

pour le bien du Corps entier."


Prière

Seigneur notre Dieu, nous fêtons aujourd’hui l’amour de ton Fils.

Ce pain et ce vin nous sont donnés

pour que nous ayons l’audace

de nous donner comme Ton Fils bien-aimé.

Sa passion est notre courage de chaque instant.

Il a risqué sa parole et son rang, son corps et son sang !

Il s’est laissé dépouiller et partager

comme du pain cassé, rompu, donné,

afin que chacun puisse goûter au bonheur

que toi, Père, tu prépares pour chacun, pour tous !

Vraiment, merci pour ton Fils :

Il est la joie de notre existence

et notre courage et notre espérance !


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